Faire moins peut parfois aider davantage

Lorsqu'on s'occupe d'une personne atteinte de démence, l'instinct est d'en faire plus. Mais parfois la simplicité sert mieux tout le monde. Cet article encourage les aidants à accueillir le repos, protéger leur énergie et faire confiance au fait que la présence compte plus que la productivité. Faire moins ne signifie pas moins prendre soin – cela signifie prendre soin avec sagesse.

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Faire moins peut parfois aider davantage

L'instinct d'en faire plus

Quand quelqu'un que vous aimez reçoit un diagnostic de démence, la réaction naturelle est d'en faire plus. Plus de recherches. Plus d'activités. Plus d'interventions. Plus de tout, parce que faire quelque chose semble mieux que ne rien faire.

Mais parfois, en faire moins est ce qui aide le plus.

Quand trop devient accablant

Trop d'activités, trop de rendez-vous, trop d'interventions bien intentionnées peuvent submerger une personne atteinte de démence au stade précoce. Le cerveau travaille déjà plus que d'habitude. Ajouter davantage de stimulation, même positive, peut entraîner fatigue, frustration et repli sur soi.

Si votre proche semble plus fatigué ou irritable après des journées chargées, c'est un signal. Il ou elle a peut-être besoin de moins d'activités, pas de plus.

La simplicité comme soutien

Une journée simple peut être une bonne journée. Des matinées calmes. Des repas sans hâte. Du temps passé à ne rien faire de particulier. Ces moments ne sont pas vides : ils sont réparateurs.

Dans un monde qui valorise souvent la productivité, il peut sembler étrange d'embrasser la simplicité. Mais pour quelqu'un qui traverse des changements cognitifs, un environnement calme et simple est une forme de soin. Cette approche signifie offrir un soutien dans l'accompagnement sans pression.

La qualité plutôt que la quantité

Une conversation significative vaut plus que dix interactions précipitées. Un après-midi paisible ensemble compte plus qu'un emploi du temps rempli d'activités. Concentrez-vous sur la profondeur plutôt que sur l'étendue.

Votre proche n'a pas besoin d'un divertissement constant. Il ou elle a besoin de votre présence, de votre patience et de votre attention. Ces choses ne nécessitent pas de plan : elles nécessitent simplement vous.

Lâcher prise sur les attentes

Faire moins signifie aussi abandonner l'attente que vous devriez en faire plus. Vous n'avez pas besoin de remplir chaque heure d'activités thérapeutiques. Vous n'avez pas besoin de lire chaque livre, d'essayer chaque stratégie ou de participer à chaque groupe de soutien. Il est également utile de se rappeler que l'expérience de chaque personne est unique, comme exploré dans La maladie d'Alzheimer est-elle la même pour tous ?

C'est bien de simplement être ensemble. C'est bien d'avoir des journées calmes. C'est bien de laisser certaines choses de côté.

Protéger l'énergie

Vous et votre proche avez tous deux une énergie limitée. La dépenser entièrement à faire constamment quelque chose ne laisse rien pour les moments qui comptent. En vous ménageant, vous préservez la capacité de connexion, de plaisir, de simple présence.

Considérez l'énergie comme une ressource à gérer, pas comme un problème à surmonter. Le repos n'est pas de la paresse : c'est une stratégie.

Le fardeau de l'aidant

Les aidants ressentent souvent la pression d'optimiser tout : rendre chaque jour le meilleur possible, prévenir le déclin, faire toutes les bonnes choses. Cette pression est épuisante, et elle est souvent auto-imposée.

Vous avez le droit d'avoir des journées tranquilles. Vous avez le droit de ne pas avoir de plan. Vous avez le droit de vous asseoir ensemble en silence et de considérer cela comme suffisant.

Assez, c'est assez

Il y a une sagesse silencieuse à savoir quand s'arrêter. Quand se reposer. Quand laisser la journée être ce qu'elle est sans essayer d'en faire plus.

Faire moins ne signifie pas moins se soucier. Parfois, cela signifie se soucier avec sagesse : respecter les limites, protéger la paix et avoir confiance que la présence compte plus que la productivité. Pour plus d'informations, consultez Organisation mondiale de la santé – Démence. Votre présence est déjà plus que suffisante.

Écrit par

Elise Vaumier

Elise Vaumier

Là où la mémoire rencontre le sens

Écrivaine et spécialiste de la mémoire numérique, axée sur la documentation intentionnelle et l’héritage personnel. Forte d’une formation en communication et en médias numériques, son travail explore l’écriture réflexive, la préservation de la mémoire à long terme et les technologies centrées sur l’humain. Elle étudie comment de petites traces régulières peuvent évoluer en récits porteurs de sens, soutenant les relations, l’accompagnement et la continuité intergénérationnelle.

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